Angliru est une ascension de 12.6 kilomètres (hors catégorie). Il est situé à Riosa, Asturias / Asturies, España. La pente moyenne de ce col est de 8.3% avec un maximum de 29.1%. L'ascension totalise 1044 mètres de dénivelé positif.
Analyse de difficulté : Cette ascension présente un profil trompeur. La première moitié (KM 0-6) est relativement modérée avec une section quasi-plate (KM 3-5), mais la difficulté explose brutalement entre les kilomètres 6 et 9 avec des pentes extrêmes de 19%, 16% et 11%. Ce trio de kilomètres constitue le cœur de la difficulté. La fin, bien qu'exigeante (10% sur les 600 derniers mètres), est plus régulière.
Conseils pour l'effort :
1. Gérer son énergie sur la première partie : Utilisez les KM 3 à 5 (pente de 1% à -1%) pour récupérer activement et abaisser votre fréquence cardiaque avant l'effort maximal à venir.
2. Anticiper le mur (KM 6-9) : Abordez le kilomètre à 19% avec un braquet adapté et un effort contrôlé. Le pic d'effort est ici ; résister à la tentation de tout donner trop tôt est crucial pour ne pas "craquer".
3. Maintenir un rythme constant après le pic : Une fois le KM 9 passé, les pentes restent soutenues mais deviennent plus gérables. Concentrez-vous sur un rythme régulier jusqu'au sommet.
Pour les cyclistes qui l'ont affronté, l'Angliru est bien plus qu'une simple ascension. C'est un rite de passage, une épreuve qui marque un avant et un après. Les témoignages s'accordent sur une chose : c'est probablement la montée la plus dure qu'ils aient jamais connue, avec des rampes qui tutoient les 24% et une section particulièrement redoutée, la Cueña les Cabres, qui semble interminable. L'effort est si intense que lorsque la pente redescend à 10%, certains ont l'impression de descendre.
Au-delà de la souffrance, l'expérience est décrite comme presque religieuse. L'environnement y est pour beaucoup : une route étroite et sinueuse, souvent entourée de chevaux, de vaches et de moutons en liberté, qui serpente dans un paysage sauvage et préservé. Les cyclistes évoquent un silence impressionnant, brisé seulement par leur propre effort, et des vistas espectaculares qui se dévoilent au fur et à mesure de l'ascension, surtout si le temps est dégagé.
La route elle-même demande une attention constante. Les témoignages la décrivent comme étroite, avec des curvas muy cerradas et un revêtement parfois marqué par les déjections animales ou de petites pierres. La prudence est de mise, autant à la montée qu'à la descente. Il est également crucial de partir bien équipé en eau, car les fontaines sont absentes, et de choisir un desarrollo adecuado ; un 39x25 est cité comme étant un choix très courageux.
Malgré la difficulté, l'ambiance au sommet est unique. Ceux qui ont pu y assister lors d'une étape de la Vuelta parlent d'une atmosphère de puro ciclismo, muy festivo. Pour les amateurs, atteindre le sommet procure un orgueil personnel inexplicable, un sentiment de victoire qui efface en partie la souffrance. Le conseil qui revient sans cesse : hay que subir al Angliru al menos una vez en la vida. C'est un défi brutal, mais une expérience inoubliable qui forge le caractère.
12.6 km • 1044 m D+
VAM : Vitesse Ascensionnelle Moyenne basée sur le dénivelé positif
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Rayon de 20 km