Abra PataPampa est une ascension de 27.5 kilomètres (hors catégorie). Il est situé à San Andres, Arequipa, Perú. La pente moyenne de ce col est de 4.8% avec un maximum de 11.4%. L'ascension totalise 1307 mètres de dénivelé positif.
Analyse de difficulté : Avec 27.5 km à 4.8% de moyenne, cette ascension hors catégorie est une épreuve d'endurance. Sa difficulté réside dans sa longueur et sa régularité : les 18 premiers kilomètres présentent une pente soutenue, majoritairement entre 5% et 6%, avec seulement deux courtes sections à 3-4% pour récupérer. La difficulté diminue significativement sur les 9 derniers kilomètres (pentes de 1% à 3%), offrant un répit bienvenu avant le sommet.
Conseils de gestion d'effort :
1. Gestion du rythme : Résistez à la tentation de partir trop fort durant les premiers kilomètres, plus pentus. Adoptez un braquet souple et un rythme constant que vous pouvez maintenir sur la durée.
2. Profitez des secteurs faciles : Les kilomètres 15-16 (3%) et surtout la fin (à partir du KM 23, pentes ≤3%) sont cruciaux. Utilisez-les pour récupérer en relâchant légèrement l'intensité sans pour autant cesser de pédaler.
3. Hydratation et alimentation : La longueur de l'ascension exige une stratégie nutritionnelle. Anticipez en vous hydratant et en consommant des glucides dès le début de la montée.
Pour les cyclistes qui l'ont affronté, le Mirador de los Andes est bien plus qu'un simple col. C'est une ascension vers l'un des points routiers pavés les plus hauts du Pérou, culminant à près de 4 910 mètres. Les témoignages décrivent une route en bon état, mais où l'effort est entièrement dicté par l'altitude. La difficulté principale, mentionnée à de nombreuses reprises, est le manque d'oxygène qui rend la respiration difficile et oblige à une progression lente, surtout sans une acclimatation préalable sérieuse.
La récompense, cependant, est à la mesure de l'effort. Au sommet, les cyclistes sont accueillis par un panorama à couper le souffle sur la cordillère des Andes. Les témoignages s'accordent sur la vue imprenable sur plusieurs volcans majeurs, comme le Misti, le Chachani ou l'Ampato, dont certains peuvent être en activité. L'immensité du paysage, les étendues désertiques et la possibilité d'apercevoir des troupeaux de vicuñas sauvages créent une sensation d'isolement et de grandeur unique.
L'ambiance au mirador est particulière. C'est un lieu de passage incontournable, avec une petite zone aménagée avec des panneaux d'information et des vendeurs d'artisanat locale. Les cyclistes rapportent la présence de centaines de cairns (apachetas), ces petits tas de pierres empilées par les voyageurs comme un rite pour honorer la Pachamama (Terre Mère) ou pour formuler un vœu, ajoutant une dimension spirituelle au lieu.
Enfin, les témoignages sont unanimes sur un point : le froid est intense et constant, renforcé par des vents souvent forts. La recommandation est claire : une tenue très chaude, notamment des gants, est indispensable, même par beau temps, pour profiter pleinement de cette pause au sommet du monde avant la célèbre et vertigineuse descente vers Chivay.
27.5 km • 1307 m D+
VAM : Vitesse Ascensionnelle Moyenne basée sur le dénivelé positif