Cuesta de Lipán est une ascension de 34.6 kilomètres (hors catégorie). Il est situé à Municipio de Tumbaya, Jujuy, Argentina. La pente moyenne de ce col est de 5.6% avec un maximum de 18.2%. L'ascension totalise 1929 mètres de dénivelé positif.
Analyse de difficulté : Ascension longue (34.6 km) mais avec une pente moyenne raisonnable de 5.6%. La difficulté réside dans sa régularité : seulement 3 km sous 3%, et 14 segments à 7% ou plus, notamment entre les km 20 et 28 (séquence 8%-7%-7%). L'effort est soutenu et demande une gestion de l'allure rigoureuse.
Conseils pour l'effort :
1. Gérer son allure : Démarrez modérément sur les premiers kilomètres (2%-5%) pour préserver vos ressources avant les sections plus raides (7%-8%) qui commencent dès le km 6.
2. Anticiper les séquences difficiles : Identifiez les blaux exigeants (km 20-28, km 24-26 à 8%-7%) pour réduire légèrement l'allure avant leur arrivée et les aborder plus frais.
3. Maintenir une cadence régulière : La pente reste majoritairement entre 5% et 7%. Utilisez un braquet qui permet une fréquence de pédalage constante pour éviter les à-coups et une fatigue musculaire prématurée.
Pour les cyclistes qui l'ont gravie, la Cuesta de Lipán est bien plus qu'une simple ascension. C'est une expérience sensorielle et physique intense, souvent décrite comme "impressionnante" et "majestueuse". La route sinueuse, bien pavimentée pour la majorité du parcours, s'élève progressivement depuis Purmamarca, offrant à chaque virage un nouveau panorama à couper le souffle sur les montagnes aux couleurs changeantes. L'objectif est clair : atteindre l'Abra de Potrerillos à 4 170 mètres d'altitude, un point de vue où l'on se sent littéralement au-dessus des nuages.
Les témoignages soulignent unanimement la difficulté liée à l'altitude. L'air se raréfie, le cœur s'accélère, et il n'est pas rare de ressentir des maux de tête ou un essoufflement prononcé, un phénomène localement appelé "apunamiento". Les cyclistes recommandent de grimper tôt le matin pour éviter le trafic et de monter à son propre rythme, en prenant le temps de s'hydrater et de s'acclimater. Beaucoup évoquent l'utilité des feuilles de coca ou des bonbons vendus localement pour atténuer ces effets.
La prudence est de mise sur cette route, qualifiée de "serpent de montagne". Les cyclistes rencontrent un trafic partagé avec des camions et des voitures. La route, bien que généralement en bon état, est étroite, avec de nombreuses courbes en épingle fermées et sans visibilité. Les témoignages insistent sur la nécessité de rester vigilant, de ne pas se mettre en danger en tentant de dépasser et d'être conscient des précipices en bord de chemin.
Malgré l'effort et les défis, l'expérience est décrite comme unique et inoubliable. La sensation d'accomplissement en atteignant le monolithe marquant les 4 170 mètres, la pureté de l'air et la beauté brute des paysages de la Puna marquent durablement les esprits. Pour les cyclistes, c'est une aventure exigeante mais riche, qui permet de se connecter intensément avec la puissance de la nature andine.
34.6 km • 1929 m D+
VAM : Vitesse Ascensionnelle Moyenne basée sur le dénivelé positif