Paso Libertadores Wari est une ascension de 84.0 kilomètres (hors catégorie). Il est situé à Huauyanga, Ica, Perú. La pente moyenne de ce col est de 6.0% avec un maximum de 29.9%. L'ascension totalise 5040 mètres de dénivelé positif.
Analyse de la difficulté : Avec 5040m de dénivelé sur 84km, cette ascension est une épreuve d'endurance extrême. La pente moyenne de 6% est trompeuse : le profil révèle de fortes variations, avec une première partie irrégulière (KM 0-30) et une seconde partie nettement plus dure et constante, incluant des séquences sévères à 8-9% (KM 30-34) et de nombreux tronçons entre 5% et 7% jusqu'au sommet.
Conseils pour gérer l'effort :
1. Gestion de l'allure : Résistez à l'envie de forcer dans les premiers kilomètres, qui sont moins pentus. L'ascension commence véritablement après le KM 30. Adoptez un rythme régulier, capable de tenir sur la durée.
2. Anticipez les changements de pente : Utilisez les sections à pente modérée (2-4%) pour récupérer activement et relâcher légèrement l'effort avant les séries de kilomètres à plus de 6%.
3. Préparation mentale : Divisez mentalement l'ascension en segments. La partie la plus exigeante s'étend du KM 48 (7%) au KM 69, avec peu de répit. Concentrez-vous sur un kilomètre à la fois pour ne pas être submergé par la distance totale.
Pour les cyclistes qui ont gravi le Paso Internacional Los Libertadores, l'expérience est décrite comme inoubliable et éprouvante. La route sinueuse, célèbre pour ses 29 virages en lacet (Los Caracoles) du côté chilien, demande une concentration absolue, surtout à la descente. Les témoignages soulignent la nécessité de rester maître de son vélo et de freiner avec le moteur pour ne pas surchauffer les freins sur cette pente vertigineuse.
La récompense est à la hauteur de l'effort : les paysages sont unanimement salués comme spectaculaires et majestueux. Les cyclistes évoquent la beauté brute de la Cordillère des Andes, avec ses pics enneigés, son air pur et des vues qui restent gravées dans la mémoire. Passer le tunnel à plus de 3 500 mètres d'altitude et voir se dévoiler l'autre versant est un moment fort, souvent ponctué par la photo incontournable au niveau des virages les plus emblématiques.
Cependant, les cyclistes rapportent également des conditions de circulation exigeantes. La route, très fréquentée par les poids lourds, présente un état variable, avec des portions dégradées et de nombreux nids-de-poule des deux côtés de la frontière. Il est crucial de rouler avec une extrême prudence, de jour de préférence, en raison du trafic intense, de l'absence parfois de glissières de sécurité et d'une signalisation jugée parfois insuffisante, surtout de nuit.
L'ambiance à la frontière elle-même est mitigée. Si certains trouvent les formalités relativement rapides et ordonnées, d'autres dénoncent des attentes très longues et imprévisibles, pouvant durer plusieurs heures, voire des jours en cas de fermeture due aux intempéries. Les installations, notamment les sanitaires du côté argentin, sont fréquemment décrites comme étant dans un état déplorable, contrastant avec les infrastructures plus modernes du côté chilien.
Malgré ces défis, gravir le Paso de Los Libertadores à vélo reste une aventure unique et gratifiante. Les cyclistes qui l'ont vécue en gardent le souvenir d'un défi physique intense, couronné par la découverte de paysages à couper le souffle et la fierté d'avoir traversé la majestueuse Cordillère des Andes.
84.0 km • 5040 m D+
VAM : Vitesse Ascensionnelle Moyenne basée sur le dénivelé positif